S'informer : La biodiversité des jardins

Animaux, plantes et habitats font la richesse de votre jardin et participent à son équilibre et à son esthétisme. Cette rubrique vous permet de mieux connaître cette biodiversité et vous donnera des conseils pour l’accueillir dans votre jardin !

La Pyrale du buis

Petit papillon, gros dégats au jardin !

Importée d’Asie dont elle est originaire, la pyrale du buis s’est bien acclimatée dans nos jardins. Au détriment des buis sur lesquels la chenille de la pyrale fait des ravages.

Chenille de la Pyrale du buis (Denis Bringard – Biosphoto)

Qui est-elle ?

La Pyrale du buis – Cydalima perspectalis – est un lépidoptère, originaire d’Extrême-Orient.

Ce petit papillon nocturne brun et blanc est surtout connu pour ses ravages à l’état de chenille qui se nourrit exclusivement des feuilles et de l’écorce de buis sauvages ou ornementaux.

La Pyrale a été repérée pour la première fois en Alsace en 2008. Depuis, elle a conquis l’intégralité du pays allant jusqu’en Belgique où sa présence a été confirmée durant l’été 2017. Elle est également présente en Angleterre, aux Pays-Bas et en Suisse.

La chenille de la Pyrale a peu de prédateurs directs, ce qui rend plus difficile le contrôle de l’invasion d’autant que l’espèce semble produire deux à trois générations par an avec 800 œufs pondus en moyenne à chaque fois ! Elle provoque des dégâts très importants sur sa plante-hôte, le buis, puisqu’elle en consomme les feuilles avant de s’attaquer au tronc, ce qui ne permet pas à la plante, trop faible, de reprendre par la suite.

Pyrale du buis sur un plant infesté (Joël Héras – Biosphoto)

C’est le frelon asiatiqueVespa velutina – qui semble être un des seuls prédateurs de la Pyrale puisqu’il en consomme les larves.

Les oiseaux communs de nos jardins comme la mésange bleue ont également une action de régulation sur les populations de chenilles, insuffisante toutefois en vue de l’ampleur de l’invasion.

Cycle de vie de la pyrale

Si au stade larvaire, il est difficile de distinguer la pyrale d’un autre papillon, sous la forme de chenille, elle est particulièrement reconnaissable. Elle se présente sous la forme d’une chenille verte rehaussée de stries vert foncé, sa tête est noire. Sa présence est aussi identifiable aux toiles qu’elle tisse autour des buis infestés. La première génération de papillon est repérable à partir de juin.

Chenille de Pyrale et sa toile dans un plant infesté ( Juniors – Biosphoto)

C’est sous la forme de jeune chenille que la dernière génération de pyrale passe l’hiver, dans des cocons tissés et composés de feuilles de buis. Avant la nymphose, la chenille fait en 3,5 et 4 cm de long. Elle passera environ un mois sous l’état de nymphe. Cette période est appelée la nymphose. La chenille devient un papillon de couleur blanche et brune.

Pyrale du buis (Joël Héras – Biosphoto)

Que faire pour préserver son jardin ?

  • Surveillez vos buis, les chenilles sont facilement reconnaissables. Elles ne sont pas urticantes et peuvent être retirées sans crainte.
  • Parlez-en à vos voisins, une action concertée et déployée sera plus efficace !
  • Parmi les solutions proposées par le biocontrôle, les pièges à phéromones peuvent être utiles dès l’identification du papillon.
  • Dans le cas où le buis ne résiste pas à l’attaque de la pyrale, n’en replantez pas et remplacez plutôt par des plantes comme le fusain du Japon – Euonymus japonicus – qui se plait dans les mêmes conditions que le buis ou encore le chèvrefeuille arbustif – Lonicera nitida – qui se taille très bien si vous souhaitez réaliser des topiaires.
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