S'informer : Les Conseils de Noé

Ces fiches conseils expliquent l’intérêt des 10 gestes de la Charte des Jardins de Noé et comment les mettre en pratique.

Avoir un air sain chez soi, comment faire ?

Avec l’urbanisation grandissante, la question des pollutions urbaines se fait plus intense que jamais et concerne non seulement notre environnement extérieur mais aussi notre intérieur. Selon l’ADEME, nous passons 80% du temps dans des lieux fermés, principalement dans notre logement, qu’en est-il de l’air que nous y respirons ?

Il existe plusieurs types de polluants qui peuvent être présents dans des lieux fermés, aux  origines multiples, qui peuvent être plus ou moins impactant sur notre santé.

Certains se diffusent régulièrement dans des concentrations faibles comme les émissions des meubles, tandis que d’autres ont des concentrations élevées mais ponctuelles comme la fumée de tabac, le bricolage ou encore les produits d’entretien. Le schéma ci-dessous illustre les différents types de pollution auxquelles nous pouvons être exposés au quotidien.

ADEME – Un air sain chez soi

La pollution de nos intérieurs semble être omniprésente et inévitable. Alors comment avoir un air sain chez soi ?

Nous vous proposons 4 gestes énoncés par la revue Indoor Air qui permettent d’améliorer la qualité de l’air chez vous et vous permettront de devenir le maître de l’air chez vous !

Un ménage régulier éco-responsable et de bonnes installations permettent de réduire des émissions chez vous

Un appareil à combustion (chauffage, chauffe-eau) vétuste ou mal entretenu peut être source de pollution et parfois même extrêmement dangereux. Par exemple, le tristement célèbre monoxyde de carbone (CO) peut être mortel s’il est inhalé à forte dose. De manière générale, prêtez attention à toute combustion potentiellement mal contrôlée : cigarettes, bougies, encens.

L’utilisation de parfums chimiques, épurateurs d’air de type « purifiantes », « anti-allergènes » dans le but de masquer les odeurs est à éviter car ils sont émetteurs de COV (Composés Organiques Volatiles). Il suffit d’un peu de ménage régulier, en évitant les produits de nettoyage parfumés, avec serpillère et/ou aspirateur doté d’un filtre de haute efficacité. Si vous en avez la possibilité, rangez les produits dans une pièce non occupée et/ou une pièce ventilée.

Lors de vos achats de produits ménagers, privilégiez les logos environnementaux. Par exemple, un nettoyant multi-usages portant l’Écolabel Européen ne contient pas de formaldéhyde ou de désinfectant et affiche une performance équivalente à un produit classique.

Côté jardin, si vous connaissez bien Noé, vous connaissez la chanson : pas de pesticides !

© Serge Lapouge / Biosphoto

Surveiller l’humidité chez soi

Il est établi que le risque de survenue de troubles respiratoires ou allergiques comme l’asthme, les infections respiratoires, toux, rhinites allergiques liés à l’humidité des logements (2). Selon Réseau Eco Habitat, « 14 à 20% des logements sont ? concernés par la problématique des moisissures en France ». Ces problématiques sont parfois liées au bâtiment lui-même.

Il est ainsi conseillé de maintenir un taux d’humidité compris entre 40 et 60 % et une température entre 18 et 22 °C. Au besoin, il est possible de s’équiper d’un hygromètre ou testeur d’humidité, qui permet de mesurer le taux d’humidité d’un mur ou d’une pièce.

Pensez à bien aérer pendant et après les activités qui produisent beaucoup d’humidité telles que les bains, douches, lessives, cuissons, etc.

En cuisine, n’hésitez pas à utiliser un couvercle sur les casseroles lorsque vous cuisinez et à la hotte aspirante.

Enfin, côté laverie, si vous en avez la possibilité, faites sécher le linge à l’extérieur ou dans une pièce bien ventilée.

Bien ventiler

Une ventilation régulière permet de lutter contre l’accumulation des émissions inévitables liées aux occupants eux-mêmes. pour favoriser la circulation naturelle de l’air. Si votre logement n’est pas équipé d’une VMC, il faut créer ou maintenir des circulations d’air suffisantes pour renouveler l’air intérieur.

  • Aérez quotidiennement 10 minutes le matin et le soir
  • Veillez à ce qu’il y ait toujours un espace d’environ 2 cm sous vos portes intérieures pour permettre à l’air de circuler.
  • Ne bouchez jamais une entrée d’air ou une bouche d’extraction et nettoyez-les régulièrement pour éviter la diffusion de produits nocifs dans l’air intérieur.
  • Laissez si possible, et s’il ne fait pas trop froid, les fenêtres des chambres entrebâillées la nuit pour évacuer la vapeur d’eau produite par les occupants.
  • Ouvrez vos fenêtres en fonction de vos activités (passage de l’aspirateur, séance de bricolage, douche, bain, préparation du repas, lessive…)

Éviter les pollutions extérieures

La plupart des pollutions extérieures sont le fait des actions collectives, de la circulation, des travaux publiques. Difficile d’imaginer que l’on puisse avoir un impact. Vous pouvez cependant, à votre échelle, influer sur cette source de pollution.

Vous pouvez utiliser un mode de transport faisant moins d’émissions de polluant, l’idéal étant le vélo ou autre appareil ne consommant que le prix de vos efforts !

Côté jardin, ne plantez pas des espèces émettrices de pollens énergisants (certaines graminées notamment mais pas que).

Pour aérer, il est recommandé de ne pas le faire aux heures de pointes de trafic automobile et la journée en période de pollinisation.

En cas de pics de pollution de l’air extérieur

Lors de pics de pollution ou d’indice de pollution de l’air (ATMO) 6 et plus, l’aération reste tout de même utile : ne vous calfeutrez pas et ouvrez les fenêtres aux heures les moins polluées (tôt le matin et/ou tard le soir). Pendant cette période, évitez toute exposition supplémentaire à des produits irritants (tabac, produits de bricolage et d’entretien) et limitez les efforts physiques.

Le Saviez-vous ?

Dépollution de l’air par les plantes, un mythe ?

Vos plantes sont très utiles pour diminuer le stress, améliorer le bien-être, augmenter la productivité au travail ou encore pour cultiver ses propres fruits, légumes et autres aromates. Cependant, aucune étude n’a démontré à ce jour leur pouvoir dépolluant ! Vos plantes adorées ont de multiples talents mais pas celui de dépolluer. Par ailleurs, faites attention si vous avez des allergies à ne pas choisir des plantes d’intérieur qui disséminent des pollens allergisants et pourvue de sève irritante.

Sources

 

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