Parfois la régulation naturelle des “ravageurs” et des maladies infectieuses des plantes n’est pas suffisante pour maintenir les plantes de son jardin en bonne santé. Les interventions humaines deviennent alors nécessaires, et il est possible de recourir à des solutions d’origine naturelle, dont l’impact est en général plus limité que celui des traitements chimiques de synthèse. De nombreuses plantes ont notamment des propriétés insectifuges, insecticides, antifongiques ou répulsives qui peuvent être utilisées à l’avantage des jardiniers.
Préparations naturelles : notions essentielles
Les préparations naturelles sont des extraits ou transformations simples de plantes (et parfois de substances minérales) utilisées pour :
- stimuler la croissance et les défenses des végétaux (biostimulant),
- repousser certains insectes ravageurs (répulsif),
- limiter le développement de maladies, notamment fongiques (antifongique).
Elles agissent le plus souvent en prévention ou en accompagnement. Leur efficacité dépend des conditions d’application, des doses utilisées et du stade d’apparition du problème. Le type de préparations influence également l’efficacité et les propriétés du produit final. On distingue 5 grands types de préparations naturelles avec des conditions de fabrications distinctes : les purins, les décoctions, les macérations, les infusions et les huiles.
Les purins sont des préparations d’extraits fermentés. Ils sont produits à partir de la macération durant plusieurs jours de plantes conduisant à leur fermentation. Ils sont généralement utilisés comme biostimulant ou répulsifs.
Les décoctions permettent d’extraire les composés actifs des parties les plus dures des plantes (rameau, racine, écorce, …) en les faisant bouillir. Elles sont employées contre les maladies fongiques.
L’extraction est plus douce pour les macérations à froid où les plantes trempent dans l’eau mais sans macération.

Pour les infusions, les plantes les plus fragiles sont versées dans de l’eau chaude mais sans ébullition prolongée. Elles sont utilisées comme répulsif et ont parfois un effet antiseptique léger.
Enfin les huiles végétales agissent par contact sur les insectes.
plantes et leurs utilisations pratiques
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Plante 17870_067abd-f8> |
Préparation 17870_052b4c-10> |
Propriétés principales 17870_787e66-3b> |
Utilisation au jardin 17870_9e78b3-06> |
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Ortie 17870_9b3922-b5> |
Purin 17870_519ff1-8f> |
Biostimulant, riche en azote 17870_99017c-a5> |
Renforce la croissance, soutient les plantes affaiblies 17870_569246-a4> |
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Consoude 17870_b579b6-de> |
Purin 17870_c3d3f8-97> |
Riche en potassium 17870_2e2245-29> |
Favorise la floraison et la fructification 17870_2beac7-e5> |
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Prêle 17870_ace7bd-69> |
Décoction 17870_484a23-ba> |
Riche en silice, renforce les tissus, limite les maladies fongiques 17870_d7e206-a3> |
Prévention contre l'oïdium, le mildiou, la tavelure 17870_3db6b4-56> |
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Ail 17870_9bad0c-07> |
Infusion ou macération 17870_d02cda-16> |
Répulsif, limite certains champignons 17870_3f4f4a-87> |
Contre les pucerons, les thrips et les maladies fongiques légères 17870_3cfefd-3f> |
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Tanaisie 17870_adc9fb-7d> |
Infusion ou purin 17870_a77022-ac> |
Répulsif 17870_14b14d-58> |
Contre les pucerons, les altises et les mouches 17870_cc50cd-04> |
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Rhubarbe 17870_34d00d-3c> |
Macération 17870_6ac628-b4> |
Répulsif 17870_4480af-e2> |
Contre les pucerons et certains insectes rampants 17870_6de9ca-47> |
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Colza 17870_b7ce58-b9> |
Huile 17870_f3b6d6-e5> |
Enrobe et asphyxie les insectes 17870_c3deae-12> |
Contre les pucerons et les acariens 17870_8d70e6-cd> |
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Neem 17870_a0e139-68> |
Huile 17870_ae0978-aa> |
Perturbateur hormonal pour les insectes (impacts sur la biodiversité) 17870_984792-b9> |
Contre tous les insectes piqueurs-suceurs 17870_b1cc69-a2> |
Les préparations naturelles constituent des outils intéressants pour accompagner les plantes et limiter certains déséquilibres au jardin. Elles peuvent tout de même avoir un effet toxique, perturber des insectes auxiliaires ou modifier des équilibres déjà fragiles. Une pulvérisation mal ciblée peut par exemple affecter des pollinisateurs ou des prédateurs naturels, même si l’intention première est de protéger les cultures. La dose, la concentration, le moment d’application et la fréquence des traitements jouent donc un rôle déterminant.
Utiliser des préparations naturelles demande ainsi la même prudence que tout autre moyen de protection : intervenir uniquement lorsque cela est nécessaire, privilégier les applications localisées, éviter les périodes de forte activité des insectes auxiliaires et observer les effets avant de renouveler un traitement. La priorité reste toujours la prévention et le maintien des équilibres écologiques au jardin.







