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Partenariats Noé

Transformer le jardin d'une PME en refuge pour la biodiversité

C'est ici l'objectif de notre nouveau partenariat, avec la PME Kobo Products, située à Labège (31). Depuis plus de 15 ans, Noé sensibilise et accompagne les petites, moyennes et grandes entreprises à la mise en place sur leur foncier de pratiques d’entretien et d’aménagements favorables à la biodiversité. 🦋À travers le programme Jardin de Noé, on agit concrètement sur du foncier et auprès d’humains, afin qu’ils deviennent eux-aussi porte-paroles des bonnes pratiques. En 2026, Kobo Products nous rejoint dans cette démarche collective, et prouve que toutes les entreprises peuvent agir concrètement en faveur de la biodiversité. Découvrez ci-dessous le programme d'actions de ce partenariat ! Vue du site de Kobo Products | Google Street View Un programme sur 3 ans 2026 : état des lieux et plan d'actions En ce début de partenariat et à l'aide du cadre offert par la reconnaissance 'Jardins de Noé', notre équipe étudie et évalue la gestion réalisée sur le site de notre partenaire. Les bonnes pratiques d'entretien déjà mises en place et les alertes sont alors identifiées. Un plan d'actions est élaboré, en concertation avec le prestataire d'entretien des espaces verts et le partenaire, afin de proposer des actions pertinentes et réalisables. Enfin, une première animation à destination des collaborateurs KOBO est réalisée ; afin de les sensibiliser et les acculturer à la biodiversité. Cette première animation se veut ludique et pédagogique, et invite à la réflexion sur la biodiversité, ses enjeux et les liens existants avec les entreprises de cosmétiques. Pâquerette (Bellis perenis) - Michel Rauch / Biosphoto L'équipe Noé s'est rendue sur site début avril, afin de rencontrer les équipes KOBO et l'équipe de paysagistes (Nature & Création). Des échanges très inspirants ont eu lieu, les paysagistes semblaient très sensibles et motivés par la démarche portée par Noé et KOBO. Le plan d'actions co-rédigé semble ambitieux et prometteur ! A suivre... 2027 : Focus sur les aménagements du jardin Le plan d'actions élaboré en 2026 proposera des actions d'aménagements, et des modalités d'entretien adaptées. Il s'agira en 2027 de détailler les aménagements proposés, de manière opérationnelle : détails techniques, localisation précise, quantitatifs et macro-chiffrage. Nous conseillerons également, au besoin, l'entreprise de paysage. Nous réaliserons de nouveau une animation sur site, avec un volet participatif. Plusieurs modalités peuvent être envisagées : atelier en extérieur pour découvrir les insectes pollinisateurs, réalisation d'un chantier participatif avec les collaborateurs, etc. Rouge gorge posé sur uen branche morte au jardin en hiver / Biosphoto 2028 : Focus sur l'entretien écologique Suite aux manégements réalisés, nous rédigerons un nouveau plan de gestion écologique. Ce document cadre permet de garantir un entretien favorable à la biodiversité, tout en étant compatible avec les usages réalisés sur le site. Nous rappellerons dans ce document la composition des espaces verts et les usages pratiqués ; les enjeux du site et les modalités d'entretien adaptées. Le site sera ensuite évalué au regard des critères de la reconnaissance 'Jardins de Noé' . Il pourra, si l'étude le confirme, être alors reconnu "Jardin de Noé" et intégrer notre réseau de jardins favorables à la biodiversité. Une animation sur site est prévue, toujours avec un volet participatif et pédagogique. L'accent sera alors mis sur les opérations d'entretien écologique au jardin. Il est important que les usagers du site comprennent l'intérêt des tontes mulchées, tailles douces et autres actions d'entretien écologique, afin qu'ils apprécient davantage leur cadre de travail et soutiennent la démarche de leur entreprise. Exemple de prairie (Parc national et naturel de Donana, Andalousie, Espagne) | Biosphoto Ce partenariat, basé sur la reconnaissance 'Jardins de Noé' et le référentiel associé, a pour objectif la création d'un jardin écologique pérenne ! Merci encore a KOBO Products pour sa confiance et son engagement en faveur de la protection et renaturation des écosystèmes urbains.
Evenements

Le réseau des ambassadeurs·rices des Jardins de Noé est lancé !

C'est officiel : Jardins de Noé se dote d'un réseau d'ambassadeurs·rices pour porter ses valeurs de jardinage favorable à la biodiversité aux quatre coins de la France. Lundi 16 mars, huit futur·e·s ambassadeurs·rices se sont retrouvé.es en visioconférence pour un lancement collectif, marquant le démarrage concret du réseau. Retraité.es passionné.es, paysagistes, représentant.es d'associations de sensibilisation à la nature… ces premiers.ères ambassadeurs·rices viennent de toute la France, du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Ils·elles reflètent déjà la diversité des profils et des territoires que le réseau a vocation à rassembler. Engagé·e·s par une charte commune, dont les premiers.ères signataires nous ont déjà renvoyé leur exemplaire signé, ils·elles animeront des actions de sensibilisation au jardinage naturel près de chez eux.elles : ateliers, rencontres, et participation à des événements comme la Fête de la Nature. Vous pourrez suivre leurs initiatives et échanger avec eux.elles directement dans l'Espace de discussion du site.
A savoir !

Une nouvelle reconnaissance pour les projets paysagers écologiques !

Biodiversité et résilience sont les maître-mots qui guident nos actions ces dernières années. Dans un monde de plus en plus conscient des enjeux environnementaux, Noé - qui valorise déjà l’engagement écologique des jardins en exploitation - franchit une nouvelle étape.  Parce que la santé d'un écosystème se joue dès les premiers coups de crayon et les premiers végétaux plantés, nous lançons cette année une reconnaissance inédite : « Jardins de Noé - Projet ». Conçue comme un guide pour les nouveaux jardins en création, cette reconnaissance s’appuie sur une Charte de 7 gestes, et d’un dossier de reconnaissance détaillé et pédagogique afin de mieux répondre aux défis climatiques et mieux protéger le vivant. Que vous soyez un maître d’ouvrage engagé ou un paysagiste professionnel, découvrez le contenu de cette Charte pour créer un jardin plein de vie. Plaquette à télécharger Projet NEOZ (Zac Eureka) reconnu 'Jardin de Noé-Projet' | Linkcity, RCA-Architectes, Sarivière sas 1. Un paysage écologiquement fonctionnel L’esthétique d’un jardin ne suffit plus ; il doit être utile à la biodiversité locale. Notre référentiel impose une approche structurée, avec notamment : Création de milieux  Le projet doit intégrer au moins deux milieux écologiques distincts (milieu boisé, prairie, milieu humide, …) avec des surfaces minimales et une diversité végétale garantissant un impact réel. Installer un nichoir n’est pas suffisant en tant que tel. Nous cherchons à ce que les nichoirs et autres abris artificiels viennent complémenter les milieux créés. Adaptation de la palette végétale Si les plantes locales sont privilégiées, nous intégrons les enjeux du changement climatique en autorisant des essences exotiques adaptées au contexte sol/climat futur. Une attention particulière est également portée à la gestion des Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) dès la phase chantier. Préservation de l'existant La végétation déjà en place, souvent bien implantée et mature, procure des services écosystémiques significatifs. De plus, la faune locale a eu plusieurs années pour repérer et intégrer ces végétaux dans leurs cycles de vie (apport de nourriture, matériaux pour la construction de nids, etc.), il serait donc contre-productif de supprimer ces végétaux. Régénération des sols La désimperméabilisation est au cœur de la démarche pour favoriser la vie du sol et le cycle de l'eau, et proposer des milieux de vie plus vastes pour la biodiversité. 2. La sobriété des ressources Un jardin résilient est un jardin qui résiste et s'adapte aux contraintes. Aujourd'hui la contrainte climatique est telle qu'un jardin doit limiter sa consommation de ressources et présenter une forte diversité végétale - lui permettant ainsi de résister et se renouveler même sous les climats difficiles. A travers cette nouvelle Charte, Noé valorise les projets qui mettent en place : Gestion raisonnée de l'eau 💧 Choix de plantes avec de faibles besoins en eau, généralisation du paillage ou de plantes couvre-sols et utilisation de la topographie pour diriger les eaux de ruissellement vers les massifs. L'installation de systèmes de récupération d'eau de pluie pour l’irrigation est également valorisé. Protection de la trame noire 💡  Pour ne pas perturber les cycles biologiques et réduire les consommations d'électricité, nous exigeons une sobriété lumineuse (température de couleur chaude - strictement inférieure à 3000K, utilisation de détecteur de mouvement, orientation du flux lumineux vers le sol, …). utilisation de substrats éco-responsables et durables 🏗️ L’utilisation de substrats locaux ou recyclés est valorisé dans ce référentiel, tandis qu’il est strictement interdit d’utiliser des substrats contenant de la tourbe et du polystyrène expansé. 3. Anticipation de l'entretien écologique dès la livraison Un jardin livré n'est que le début de l'histoire. Pour garantir le développement de la biodiversité sur le projet et la valeur de la reconnaissance, le projet doit inclure : Plan (ou Charte) de gestion écologique C'est un document obligatoire pour viser la reconnaissance, qui détaille les périodes et hauteurs de coupe et de fauche, les modalités de taille douce, … Revalorisation des déchets verts et bruns Mise en place systématique de solutions de recyclage des déchets issus du jardinage. Le rechargement en paillage est notamment un geste incontournable, pouvant être réalisé avec des déchets de tonte ou des broyats de tailles.  Lutte biologique engagée Priorité aux techniques de prophylaxie et de biocontrôle pour une gestion saine et durable du paysage. Le suivi et la gestion écologique des Plantes Exotiques Envahissantes est également un point d’attention. Homme suspendant un piège à phéromone dans un Buis contre la Pyrale du buis 4. Sensibiliser et embarquer les usagers La réussite d'un espace vert dépend aussi de son appropriation par ceux qui le vivent. La reconnaissance valorise ainsi : Les dispositifs de communication et de signalétique pédagogique. L’organisation d’animations pour sensibiliser les résidents ou salariés. Le suivi scientifique : inventaires, pose de caméra-traps ou programmes de sciences participatives pour mesurer l'évolution de la biodiversité. Bourdon terrestre sur oeillet d'Inde - Gzen92 / Wikimedia Commons Modalités de la reconnaissance 'Jardins de Noé - Projet' Procédure- Envoi du dossier complété et les pièces justificatives à Noé (ccouteau@noe.org). - Echanges par mails, téléphone ou visio pour finaliser la candidatureDurée de la reconnaissanceJusqu'à 1 an après la livraison (fin de la GPA)Coût720€Passerelle avec le preneurAvant la fin de l'année, Noé contacte le gestionnaire pour transformer cet engagement sur la durée, via la démarche 'Jardins de Noé' en exploitation. La bonne idée ? Si vous êtes un particulier, vous pouvez librement vous inspirer de ces 7 gestes pour transformer votre propre jardin en un maillon de la trame verte locale !
A savoir !

Adaptation de la reconnaissance “Jardins de Noé” pour plus de biodiversité et résilience

Le monde change, et nos jardins aussi.  Toujours articulée autour de 10 gestes, la Charte des ‘Jardins de Noé’ et le dossier de reconnaissance associé font peau neuve afin de mieux répondre aux défis climatiques et mieux protéger le vivant.  Que vous soyez un jardinier amateur passionné ou un gestionnaire d'espaces verts engagé, découvrez les 4 piliers de cette évolution pour transformer vos espaces en véritables refuges de vie. Jardin de Noé | Jérôme Lesage 1. La naturalité est mise à l'honneur Un jardin vivant est un jardin qui s’exprime avec une diversité de hauteurs et de couleurs, de belles floraisons et de fructifications généreuses... Nous nous éloignons du concept de "jardin propre" - souvent trop contraint et synonyme de désert biologique - pour privilégier le jardin sauvage et foisonnant, proposant davantage de refuges et de ressources alimentaires pour la faune.  La “gestion différenciée” apparaît donc comme un levier, permettant d’allier une gestion maîtrisée et une gestion plus naturelle, voire totalement en libre évolution afin de concilier les activités humaines aux activités du sauvage. Laisser des espaces au naturel Une zone refuge - ou une zone en libre évolution -  est un espace sanctuarisé : sans entretien ni fréquentation humaine. C’est l’endroit le plus propice au développement de la biodiversité, là où la nature peut s’exprimer librement. Pourtant, un jardin reste un lieu de vie : on s’y détend, on y joue, on  y cultive son potager. L’enjeu est donc de concilier les activités humaines avec le développement de la biodiversité.  Pour cela, adoptez une gestion souple : vous pouvez laisser se développer un coin plus naturel au jardin avec seulement 1 à 2 passages par an pour entretenir la végétation (tailler de manière douce les haies champêtres, faucher tardivement la prairie, etc).  A plus long terme, il sera intéressant d’espacer davantage vos passages d’entretien, car moins vous intervenez, plus vous offrez de chances à la biodiversité locale de s'épanouir durablement.  En laissant la nature s’exprimer de façon spontanée, et en laissant les processus écologiques se dérouler sans intervention humaine (ou presque), vous pratiquez la libre évolution. Cette pratique invite à changer de regard sur le vivant en plaçant l’humain dans un rôle de simple observateur de la nature et de ses dynamiques écologiques.  Allée tondue dans un jardin sauvage, Jardin de la Lande Chevrier| Frédéric Didillon - Biosphoto Si vous souhaitez en savoir plus :  Guide de l’UICN “ La libre évolution : une trajectoire de gestion des milieux naturels” Valoriser l'existant et les milieux naturels La végétation existante est souvent bien implantée et mature, les services écosystémiques fournis sont donc, en principe, significatifs. De plus, la faune locale a eu plusieurs années pour repérer et intégrer ces végétaux dans leurs cycles de vie (apport de nourriture, matériaux pour la construction de nids, etc.), il serait donc contre-productif de supprimer ces végétaux. Avec cette nouvelle Charte, Noé valorise davantage les actions globales visant à créer des milieux écologiques ou des aménagements naturels (mare, haie champêtre, etc.), plutôt que des abris artificiels comme les nichoirs, les gîtes à coccinelles, etc.   Dernier point sur la flore spontanée (celle qui s’invite d’elle-même dans votre jardin) : elle est bien souvent locale. En la laissant s’épanouir dans votre jardin, vous offrez à la faune locale une nourriture avec laquelle elle a co-évolué pendant des siècles. 2. Un geste n°2 valorisant l'ensemble des couverts prairiaux Il nous paraissait important ici d’élargir le geste n°2 à l’ensemble des prairies, et non plus uniquement les prairies fleuries.  Les prairies jouent un rôle écologique majeur, en constituant des puits de carbone et en abritant une riche biodiversité. En effet, elles offrent une grande diversité d’abris et de ressources alimentaires pour de nombreux animaux, et notamment les pollinisateurs sauvages.  Il existe différents types de prairies, avec des compositions végétales qui varient selon l’hygrométrie, la diversité des sols et des climats, etc. Par exemple, les prairies mésophiles peuvent s'installer sur des sols secs ou frais, tandis que les prairies hygrophiles se développent sur des sols très humides. Un espace enherbé qui n’est pas tondu va naturellement évoluer vers un espace prairial, en accueillant un nombre croissant de graminées et d’espèces apparentées à la prairie naturelle de votre région. L’esthétique de la prairie entre parfois en conflit avec les usages du site : la gestion différenciée prend alors tout son sens. L’espace prairial devra alors être clairement délimité et signalé, en tondant une bande d’un mètre de large sur ses contours par exemple, ou encore en installant un panneau de communication. Dans certains cas, des prairies fleuries peuvent constituer des transitions paysagères douces dans un jardin aux scènes et styles variés. Composée de nombreuses plantes mellifères, produisant du nectar et du pollen pour les pollinisateurs sauvages, elles offrent une floraison étalée de mars à septembre. Allée tondue dans une prairie de hautes herbes France | Biosphoto 3. Un jardin plus résilient face aux enjeux climatiques et écologiques En 2026, la Charte “Jardins de Noé” évolue pour répondre aux enjeux de la ville de demain.  Un “Jardin de Noé”, c’est un jardin résilient face au changement climatique, aux maladies et aux insectes ravageurs. Si l’absence d’utilisation de produits phytosanitaires reste centrale, la démarche “Jardins de Noé” va aujourd’hui plus loin en proposant des solutions pour planter des essences locales, répondre aux enjeux d’espèces exotiques envahissantes et pour économiser la consommation en eau. Des essences adaptées et une attention sur les Espèces Exotiques Envahissantes Pour davantage de résilience, nous encourageons la diversité végétale dans votre jardin. La priorité est donnée aux essences locales, en proposant un seuil de 75% d’essences régionales dans la Charte afin d’obtenir un maximum de points. Cependant, les essences exotiques et horticoles sont aussi valorisées, si elles présentent des caractéristiques intéressantes pour votre jardin (meilleure résistance à la sécheresse, aux maladies, etc.). Les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) sont l'une des cinq grandes causes d’érosion du vivant d’après l’IPBES. Leur caractère invasif est si important que certaines espèces sont désormais réglementées… Protéger son jardin, c'est aussi veiller à ce qu'il ne devienne pas une source de propagation pour les espèces envahissantes. La gestion des EEE est donc intégrée à la Charte, dans le geste n°7. Il s'agit d'identifier et de suivre l’évolution de ces populations invasives, et de limiter leur propagation avec des méthodes de lutte écologique.  De plus - et pour rappel - nous valorisons et encourageons également la conservation de la végétation existante. La capacité rafraîchissante des végétaux est remarquable et d’autant plus importante lorsque les végétaux sont matures.   Une économie d'eau Les volets écologiques et économiques de la gestion de l’eau sont aujourd’hui au centre des réflexions à apporter sur notre consommation quotidienne, tendant à réduire ou à supprimer l’arrosage.  Pour commencer, nous tenons à rappeler qu’en choisissant les plantes adaptées au climat et au type de sol de votre site, l’arrosage ne devrait pas être nécessaire (hormis à la plantation, durant les 3 premières années et pendant les épisodes caniculaires). La mise en place d'un paillage organique, ou de plantes couvre-sol, permet de limiter l’évaporation du sol de manière significative. L’eau contenue dans le sol est donc plus largement redirigée vers les végétaux.  Les récupérateurs d’eau ou encore l'exploitation de la topographie pour rediriger l’eau vers les plantations sont également valorisés au sein du nouveau référentiel.  4. une démarche de suivi de la biodiversité vivement encouragée Après avoir mis en place pendant des années une gestion écologique, il est important de constater les “résultats obtenus” et donc d’observer la biodiversité présente dans votre jardin. Nous encourageons la réalisation de suivis de biodiversité après quelques années en gestion écologique, afin de suivre l’évolution de la faune et de la flore, et adapter si besoin les modalités de gestion. Les animaux observés peuvent aussi vous motiver à faire mieux, à aller plus loin et à re-questionner les projets d’aménagements et d’entretien sur le site.  Vous pouvez inventorier et suivre la biodiversité de votre site à l’aide d’écologues professionnels réalisant des inventaires naturalistes, ou encore en réalisant des animations de sciences participatives, comme l'Opération Papillons, BirdLab (oiseaux), INPN Espèces, etc. Pour les professionnels, cette démarche de suivi n'est pas simplement encouragée mais exigée dans le cadre d'un renouvellement. Noé s’engage ainsi à sensibiliser les organisations et à généraliser cette pratique essentielle. Opération de sciences participatives BirdLab Prêt à faire évoluer votre jardin ? Téléchargez la nouvelle Charte complète ici et rejoignez la communauté !
A savoir !

Avant que ça niche, ... c'est le moment de tailler !

Silence ça niche ! Le 16 mars la taille des haies et arbustes c’est terminé pour la tranquillité des oiseaux et ne pas perturber leur période de reproduction. Mais certains végétaux ont quand même besoin d’une intervention. Il est donc temps de profiter de ces quelques jours pour réaliser vos tailles sur les arbustes qui nécessitent une taille à l’entrée du printemps.  Loriot d'Europe - Berndt Fischer / Biosphoto Pourquoi arrêter la taille ? À partir de la mi-mars, les oiseaux commencent à construire leurs nids dans les haies, les buissons et les arbustes. Merles, fauvettes, rouges-gorges, moineaux… ils y élèvent leurs petits jusqu'en août. Une taille pendant cette période peut détruire des nids, des œufs ou des oisillons, avec des conséquences directes sur la reproduction de nombreuses espèces et sur la biodiversité de nos jardins. La bonne pratique est donc de suspendre toute taille entre le 16 mars et le 15 août.  Quels arbustes tailler avant le 16 mars ? Certains arbustes fleurissent sur le bois de l'année, c'est-à-dire sur les tiges qui vont pousser au printemps. Si on ne les taille pas avant le réveil végétatif, ils fleurissent peu et se dégarnissent progressivement. Pour eux, la fenêtre de mars est la bonne. La potentille arbustive (Potentilla fruticosa) : une taille courte en fin d'hiver stimule une floraison généreuse tout l'été. Arbuste indigène, très apprécié des pollinisateurs. Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) : taille courte recommandée en fin d'hiver pour stimuler l'émission de jeunes tiges au feuillage coloré. Arbuste indigène très apprécié des oiseaux frugivores à l'automne. La spirée d'été (Spiraea douglasii ou S. japonica) : à tailler court avant le réveil végétatif pour une floraison dense et bien ramifiée tout l'été. Les bruyères d'hiver (Erica carnea) : une taille légère juste après la floraison, avant la mi-mars, suffit à maintenir un port compact et à éviter que la plante ne se lignifie et se dégarnisse au centre. Alexandre Petzold / Biosphoto Les graminées ornementales : supprimer les vieilles touffes laisse place à la nouvelle végétation. Les haies persistantes mélangées (viorne lantane, prunellier, fusain d'Europe…) : une mise en forme légère avant la repousse facilite la gestion tout au long de la saison et limite les interventions estivales. Comment bien tailler ? Avant de commencer, vérifiez l'état de vos outils. Un sécateur mal aiguisé écrase les tiges au lieu de les couper nettement, ce qui fragilise la plante et favorise l'entrée des maladies. Quelques coups de pierre à aiguiser en début de saison suffisent à retrouver un tranchant efficace. Pensez aussi à désinfecter vos outils entre chaque arbuste, un chiffon imbibé d'alcool à 70° suffit, pour éviter de transmettre d'un plant à l'autre d'éventuels champignons ou bactéries. Le bon réflexe avant de saisir le sécateur : Observez quelques instants votre haie avant d'intervenir. Si des oiseaux entrent et sortent fréquemment, un nid est peut-être déjà en place même avant le 16 mars. Dans ce cas, reportez l'intervention et laissez la nichée aller à son terme. Choisissez de préférence un jour sec et sans gel pour intervenir. Le froid ralentit la cicatrisation et les plaies de taille exposées à une gelée nocturne peuvent nécroser. Si une période froide est annoncée dans les jours suivants, mieux vaut attendre. Enfin, pensez à valoriser les déchets de taille : les petites branches peuvent être broyées pour constituer un paillis naturel au pied des arbustes, et les tas de branchages laissés en lisière de jardin offrent des abris précieux pour les hérissons et de nombreux insectes. Un article de Pierre Nahmiaz
A savoir !

Valorisons la biodiversité nocturne !

"Nuits de Noé", le programme cousin de "Jardins de Noé" se lance en 2026 dans un nouveau projet : "Valorisons la biodiversité nocturne". L'objectif de ce nouveau projet ? Accompagner les collectivités pour mettre en place des stratégie de lutte contre la pollution lumineuse qui durent dans le temps. En partenariat avec les EcoMaires, Noé sensibilisera et mobilisera les habitants des villes accompagnées par le projet pour montrer les richesses de la nuit et de ses habitants. Trame noire, grand murin volant devant le village de Sisteron - Biosphoto Un projet pour éclairer l'avenir de la biodiversité nocturne en ville Les collectivités locales vont bénéficier d’un accompagnement sur mesure pour définir et déployer des stratégies efficaces contre la pollution lumineuse, au service de la biodiversité nocturne. Objectif : leur fournir des outils et des méthodes clés pour accélérer la mise en œuvre de ces politiques, tout en renforçant leur ancrage local et l’adhésion des habitants. Ces derniers sont placés au cœur de la démarche. Sensibilisés et formés, ils deviennent à leur tour des ambassadeurs de la protection de la biodiversité nocturne, capables de mobiliser l’ensemble du territoire. Une approche participative qui permet également de mieux cerner les craintes liées à l’obscurité, souvent source d’insécurité perçue. Grâce à ces retours, les collectivités peuvent affiner leurs stratégies et faciliter l’adoption de pratiques vertueuses, comme l’extinction partielle ou totale de l’éclairage public. Une initiative qui allie écologie et cohésion sociale, pour des nuits plus sombres… et plus riches en vie ! Quelles sont les prochaines étapes du projet ? Février 2026 marque le coup d’envoi officiel du projet « Valorisons la biodiversité nocturne », avec un webinaire de lancement destiné aux équipes des deux collectivités partenaires sélectionnées en janvier. L’objectif ? Poser les bases d’une collaboration ambitieuse pour réduire la pollution lumineuse et valoriser la biodiversité nocturne. Printemps 2026 : Diagnostic et mobilisation citoyenne Dès le printemps, les équipes municipales seront plongées dans l’action : Ateliers et réunions pour cerner leurs besoins et co-construire des plans d’action sur mesure (cartographie des leviers, recherche de financements, identification de labels, etc.). Baromètre de la nuit : Une grande enquête auprès des habitants pour explorer leur relation à l’obscurité (perceptions, usages, connaissances de la biodiversité nocturne, acceptabilité des changements d’éclairage). Les résultats, à la fois qualitatifs et quantitatifs, guideront les politiques locales et les actions de sensibilisation. Nouvel appel à candidatures : Si les financements le permettent, trois nouvelles collectivités pourront rejoindre l’aventure ! Été-automne 2026 : Financements et marchés publics Les collectivités seront accompagnées dans la recherche de financements et la rédaction de marchés publics, une étape clé pour concrétiser leurs projets. Dès l’automne, les premiers plans d’action seront mis en œuvre, avec un suivi assuré jusqu’à fin 2027. Hiver 2027 : Collaboration avec les associations locales Un atelier participatif réunira les associations locales pour identifier et valoriser les initiatives existantes, accélérant ainsi leur impact sur le terrain. Printemps 2027 : Sensibilisation et sciences participatives Le projet prendra une nouvelle dimension avec : Une campagne de sensibilisation dédiée à la biodiversité nocturne, combinant supports pédagogiques, événements grand public et outils numériques pour expliquer les choix d’éclairage (extinctions, modulations, rénovations). Formation aux protocoles de sciences participatives : Le protocole Lépinoc, dédié au suivi des papillons de nuit, sera déployé dans les collectivités partenaires. Les résultats serviront à sensibiliser les habitants et à mesurer l’impact du projet. Été 2027 : Les habitants deviennent acteurs Un atelier collaboratif permettra aux habitants de définir les missions de sensibilisation qu’ils souhaitent porter, renforçant ainsi leur engagement. Automne 2027 : Ces missions seront officiellement lancées, marquant une étape clé dans l’appropriation citoyenne du projet. Hiver 2028 : Un guide pour inspirer d’autres territoires Pour clore ce cycle, un guide technique sera publié, offrant à toutes les collectivités des clés pour mettre en œuvre des stratégies d’éclairage favorables à la biodiversité nocturne et mobiliser les citoyens. Le programme « Nuits de Noé » s’apprête à écrire une nouvelle page de l’engagement écologique, en transformant nos nuits en espaces de vie préservés pour la biodiversité. Chaque étape, chaque atelier, chaque campagne sera l’occasion de faire briller les initiatives locales et de mobiliser toujours plus de citoyens. Nous vous donnerons régulièrement des nouvelles des avancées, des défis relevés et des succès partagés, pour que vous soyez aux premières loges de cette aventure collective. Suivez-nous pour ne rien manquer des prochaines étapes, des témoignages inspirants et des résultats concrets ! Ensemble, faisons de la nuit un territoire de lumière… pour la biodiversité.
A savoir !

Chenilles processionnaires : la sortie de l’hiver, propice à l’installation de pièges

Chaque année, avec le retour des beaux jours, les chenilles processionnaires réapparaissent dans de nombreux jardins, parcs et espaces boisés. Leur présence suscite souvent inquiétude et réactions rapides. Pourtant, mieux connaître leur mode de vie et les risques réels qu’elles posent permet d’adopter des réponses plus justes et proportionnées. Pourquoi ces chenilles posent problème ? Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont reconnaissables à leurs déplacements en file indienne. Le principal danger ne vient pas de la chenille elle-même, mais de ses poils urticants, très fins et facilement dispersés par le vent.Ils peuvent provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires chez l’humain, et parfois des atteintes graves chez les animaux domestiques, notamment les chiens.Le risque est donc réel, mais localisé : il dépend des périodes, des lieux et des usages (promenade, jardinage, jeux d’enfants). Chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) - Lamiot / Wikimedia Commons Un phénomène en expansion… pas sans explication L’extension géographique des chenilles processionnaires est souvent présentée comme une invasion incontrôlable. Elle s’explique pourtant par plusieurs facteurs bien identifiés : le réchauffement climatique, qui favorise leur survie hivernale ; la simplification des paysages, notamment les plantations monospécifiques de pins ou de chênes ; la raréfaction de certains prédateurs naturels. Leur progression apparaît ainsi comme le symptôme d’un déséquilibre écologique plus large. Comment agir face aux chenilles processionnaires ? Il n’existe pas de solution unique. L’efficacité des actions dépend fortement du moment choisi, en lien avec le cycle de vie des chenilles processionnaires. Une gestion pertinente repose donc sur des interventions ciblées dans le temps. Installer des pièges sur les troncs : au moment de la descente des chenilles Les éco-pièges sont particulièrement efficaces en fin d’hiver et au début du printemps, lorsque les chenilles quittent les arbres pour s’enfouir dans le sol. Placés autour du tronc, ils permettent d’intercepter une partie des individus et de limiter la formation de futures chrysalides. Utiliser des pièges à phéromones : en période de vol des papillons Ces pièges s’installent en été, lors de l’émergence des papillons adultes. Ils servent avant tout à suivre la présence de l’espèce et l’intensité des populations, afin d’anticiper les risques pour l’année suivante, plutôt qu’à réduire massivement les effectifs. Enlever les nids : en hiver ou tout début de saison L’enlèvement mécanique des nids est le plus pertinent en hiver, lorsque les chenilles sont regroupées et encore peu mobiles. Cette opération doit être réalisée avec un équipement de protection adapté ou confiée à des professionnels, afin d’éviter toute exposition aux poils urticants. Favoriser les auxiliaires naturels : toute l’année Certains prédateurs naturels contribuent à réguler les populations de chenilles. Les mésanges (charbonnière, bleue…) consomment des chenilles à différents stades, tandis que les chauves-souris se nourrissent des papillons adultes et peuvent limiter les pontes futures. Cette régulation naturelle est toutefois partielle et insuffisante seule, notamment dans les paysages simplifiés ou urbains. Son efficacité dépend de la présence d’habitats favorables (arbres variés, haies, cavités) et de l’absence de traitements chimiques. Favoriser les auxiliaires par la diversité végétale ou l’installation de nichoirs s’inscrit donc dans une stratégie intégrée, complémentaire aux autres actions. Piège à chenilles processionnaires sur un pin, Lyon - Romainbehar / Wikimedia Commons Signaler la présence des chenilles : un geste utile à l’échelle collective Au-delà des actions individuelles, le signalement des chenilles processionnaires joue un rôle essentiel dans la prévention et la gestion du risque. Le programme AGIIR, développé par l’INRA via l’application Ephytia, permet à chacun de déclarer la présence de chenilles ou de nids géoréférencés. Grâce à cet outil, les observations contribuent à suivre l’extension de l’espèce, à informer le public et à aider les collectivités à adapter leurs actions de manière coordonnée.Signaler les chenilles via AGIIR, c’est donc participer à une gestion raisonnée et collective, au service de la santé et des écosystèmes. Pour aller plus loin : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/article/les-chenilles-processionnaires-des-especes-urticantes https://chenille-risque.info/comment-lutter-contre-les-chenilles-processionnaires https://www.anses.fr/fr/content/lutte-contre-les-chenilles-processionnaires-du-pin-et-du-chene-en-zone-urbanisee https://ephytia.inra.fr/fr/C/20087/Agiir-Processionnaire-du-pin https://ephytia.inra.fr/fr/C/23688/Agiir-Processionnaire-du-chene  Un article de Pierre Nahmiaz
Evenements

La journée mondiale des zones humides 2026

Le 2 février, c’est la Journée mondiale des zones humides (JMZH). C'est un rendez-vous annuel incontournable pour sensibiliser le public à l'importance cruciale des marais, tourbières, lagunes et autres mangroves. Partout en France, du 1er au 28 février 2026, des centaines d'animations vous attendent. La JMZH célèbre l’anniversaire de la signature de la convention de Ramsar : ce traité international, adopté le 2 février 1971, œuvre pour la conservation et le développement durable de ces milieux. Cette convention vise à enrayer leur dégradation en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.  Vous pouvez participer à des sorties nature guidées, des chantiers de restauration, des conférences, des expositions photographiques… Ces événements sont l'occasion de découvrir des écosystèmes souvent méconnus et pourtant clés pour l’équilibre du vivant et le cycle de l’eau. En 2025, plus de 800 animations avaient été recensées sur tout le territoire ! Retrouvez le programme complet près de chez vous ici : Ici Réserve du Grand Voyeux | P. Lavoisy La Journée mondiale des zones humides, c’est l’occasion de : Comprendre le rôle majeur de ces milieux dans l’équilibre du vivant et la prévention des inondations et des sécheresses. Observer une biodiversité exceptionnelle (oiseaux migrateurs, amphibiens, plantes rares). Sensibiliser à la protection de ces zones qui stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde réunies. Le saviez-vous ? En France, les zones humides ne couvrent que 3 % du territoire, mais elles abritent environ 30 % des espèces végétales remarquables et menacées. Si vous êtes une collectivité, une association de protection de la nature ou un gestionnaire d'espaces naturels, vous pouvez encore inscrire votre animation sur le portail national.
A savoir !

L'UNEP lance le Guide Biodiversité

Issu de l'expertise conjointe de Noé, de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) et d'Arthropologia, l’Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep) dévoile un ouvrage stratégique pour accompagner la filière. Après 3 ans de travaux, ce guide est publié ; il constitue un outil d'aide à la décision pour des prestations de paysage plus vertueuses. L'objectif : donner aux entreprises les clés pour intégrer des actions concrètes en faveur du vivant dans leur quotidien. Ce guide s'adresse spécifiquement aux gestionnaires d'espaces verts et aux entreprises de paysage réalisant des missions de conception, réalisation et d’entretien chez des clients privés. Il propose un parcours structuré en quatre étapes clés pour intégrer la nature au cœur de chaque projet : Conception : Evaluer les caractéristiques du site, pour créer un projet intégré dans les trames écologiques tout en répondant aux besoins de usagers. Préparation : Mettre en place des bonnes pratiques pour limiter l'impact des travaux sur la biodiversité Réalisation : Présentation de quelques conseils pour mieux accueillir le vivant, à travers des aménagements et pratiques de gestion. Pédagogie : Communiquer pour faire perdurer les initiatives en faveur de la biodiversité. 👉Rendez-vous sur la page de l'UNEP pour télécharger gratuitement le Guide Biodiversité : Ici "Partenaires de longue date, l’Unep et Noé œuvrent depuis 2011 à la promotion de l’évolution des pratiques en faveur de la biodiversité.Les professionnels de la commission QSE de l’Unep, qui ont conduit ce projet jusqu’à son aboutissement, ont souhaité s’appuyer sur des acteurs en mesure de compléter et d’enrichir leurs expertises. Il est ainsi apparu naturel d’associer, dès le lancement du projet, Noé – Programme Jardins de Noé, reconnu pour sa connaissance approfondie de la biodiversité des jardins.Témoignage d’une collaboration fructueuse et constructive, le guide biodiversité illustre un partenariat renforcé, destiné à s’inscrire dans la durée." Charles Parvais - Président de la commission QSE de l'Unep