Jardins de Noé

Le réseau incontournable des jardiniers

Le programme “Jardins de Noé” est fait pour tous les jardiniers et gestionnaires de jardins : que vous soyez un jardinier amateur ou professionnel, un paysagiste, un gestionnaire de foncier urbain, d’un parc public ou d’un jardin historique, vous êtes au bon endroit. 

Chiffre clé

1 million

d’hectares de jardins et espaces verts en métropole

c’est l’équivalent du département de la Gironde !

Charte des

Jardins

10 gestes simples pour accueillir la biodiversité dans mon jardin, sur ma terrasse ou mon balcon.

Partenariats Noé

Le campus Deloitte EMEA : quand la biodiversité s’invite au cœur du site

Le Campus EMEA de l’Université, centre de formation pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a été construit en 2024. Situé à l’Est de Paris, il s’étend sur près de 15 hectares au sein du golf Paris Val d’Europe. Ce campus reflète l’engagement et l’exigence de Deloitte pour le bien-être de ses collaborateurs et la durabilité. Entre une architecture ambitieuse et un paysage remarquable axé sur l’eau, le Campus prouve qu'une entreprise peut concilier performance environnementale et écologique, et qualité de vie au travail. Dès sa livraison, le site a obtenu des certifications prestigieuses telles que BREEAM, E+C-, LEED et le niveau « Excellent » du label BiodiverCity Construction. Il bénéficie également de la reconnaissance « Jardins de Noé », qui valorise sa gestion écologique au quotidien. En associant conception écologique et gestion durable, Deloitte offre à ses collaborateurs un cadre de formation apaisant et qualitatif, tout en favorisant la biodiversité urbaine La biodiversité : au coeur de la stratégie d'entreprise Dans un contexte où la préservation du vivant devient un enjeu économique majeur, Deloitte a choisi de faire de ses espaces verts un refuge pour la faune locale. Les plans d’eau constituent l'identité visuelle du site en offrant aux bureaux des vues panoramiques exceptionnelles. Ils jouent également un rôle majeur dans le réseau de climatisation du bâti, les milieux écologiques associés, etc. Les espaces végétalisés sont de véritables milieux écologiques accueillant des cortèges végétaux spécifiques et indigènes : zones humides, boisement francilien, etc. Des activités en extérieurs sont d’ailleurs prévues quotidiennement, afin que les collaborateurs puissent se ressourcer au grand air. Le campus a pour objectif de devenir un véritable refuge de biodiversité. Pour cela, la gestion écologique et différenciée du site a été anticipée en rédigeant dès la phase Conception un « plan de gestion », un document cadrant l’entretien écologique et différencié des espaces verts. Ce document a d’ailleurs permis l’obtention de la reconnaissance ‘Jardins de Noé’ dès la livraison du projet.   Pour structurer et développer son engagement sur le long terme, Deloitte s’est également entouré d’experts. Le bureau d’études ELAN (écologue) et l’équipe des Jardins de Noé se rendent sur place chaque année, afin comprendre les dynamiques naturelles du site, identifier les espèces et adapter au mieux les pratiques d’entretien des espaces verts. Mathilde Wallon, écologue chez ELAN, nous parle de ce projet : "Lorsque j’ai découvert que le bâtiment de Deloitte University EMEA allait s’implanter sur cette parcelle anciennement dédiée à la monoculture du maïs, entourée d’espaces déjà riches en biodiversité (des boisements, des haies, des mares, abritant plusieurs espèces protégées), j’ai tout de suite été enthousiaste à l’idée d’accompagner ce projet. Dès le démarrage de la conception, l’objectif de créer un site accueillant pour la biodiversité a été une évidence pour toute l’équipe, et le label BiodiverCity visé sur l’opération a permis d’ouvrir la discussion sur l’ensemble des sujets. Les habitats écologiques bordant le site ont été préservés dans leur intégralité, et l’accompagnement en conception pour l’obtention du label à un niveau excellent (AAAA) a permis d’encourager la création de nouveaux habitats et refuges pour la faune, avec notamment : la plantation de plus de 220 nouvelles espèces végétales, dont 70 % locales, la création d'un parc arboré, d’un plan d'eau végétalisé de 20 000 m², d’un réseau de noues végétalisées, renforcés ensuite par une variété d'équipements dédiés aux espèces cibles. Sur Deloitte University EMEA les curseurs de labellisation BiodiverCity Construction ont donc été poussés à leur maximum, mais la réussite d’un tel projet repose également en grande partie sur le preneur et la phase exploitation qui suit la livraison, et c’est précisément ce qu’on observe ici. Deloitte EMEA est un acteur engagé, qui a su valoriser les actions menées en phase conception en faveur de la biodiversité : communication, sensibilisation, reconnaissance de gestion écologique pour les jardins, activités tournées vers la nature pour les salariés, etc. Le projet permet aujourd’hui de concilier les usages avec les enjeux de biodiversité du site, grâce à une gestion douce et différenciée appliquée dans les différents espaces végétalisés du site. Pouvoir revenir sur un site après la livraison et observer chaque année l’arrivée de nouvelles espèces est un vrai privilège pour un écologue, et c’est ce que nous avons la chance de vivre ici dans le cadre de notre partenariat avec Noé sur le suivi post-livraison. Ces dernières années nous ont permis d’observer plus de 12 nouvelles espèces d’oiseaux qui trouvaient refuge et même nichaient sur le site lors de notre passage. Ces observations ont servi à proposer des ajustements de gestion afin d’assurer encore un peu mieux la cohabitation entre tous les habitants du site, qui s’équilibre progressivement d’année en année, et n’a sans doute pas fini de nous émerveiller." Vers une amélioration continue des espaces verts La démarche « Jardins de Noé » ne se limite pas à l'obtention d'une étiquette ou d’un « label » ; elle s'inscrit dans une logique de progression constante. Lors de sa visite en mai 2026, Camille Couteau a proposé des pistes concrètes pour maximiser l'impact positif du site sur la faune locale, par exemple :   Améliorer les refuges pour la faune : Les tas de bois et tas de pierres actuels sont petits (environ 50cm x 50cm). Il serait intéressant de les élargir pour qu’ils deviennent de véritables abris, et soient mieux perçus par la faune locale. Diversifier la flore : Semer des prairies fleuries ou humides, adaptées à l'exposition et à la nature du sol, afin de multiplier les sources de pollen et de nectar pour les pollinisateurs. Créer de nouveaux milieux écologiques attire naturellement la faune... parfois de manière surprenante ! Aujourd’hui, l'une des priorités du campus est de stabiliser ces jeunes écosystèmes. L'apparition d'espèces opportunistes, comme les ragondins ou les oies bernaches, perturbe parfois l’implantation de la flore locale. Tout l’enjeu actuel est de réguler ces interactions pour pérenniser le site. L’exemple du campus Deloitte EMEA montre bien que s’engager dans une gestion écologique des espaces verts est à la fois une démarche responsable et une source réelle de valeur ajoutée pour l’entreprise. En associant la volonté des exploitants, l'expertise d'acteurs spécialisés (Noé, ELAN) et des outils de valorisation tels que « Jardins de Noé » , il est possible de créer des espaces qui favorisent la biodiversité tout en améliorant le cadre de travail des collaborateurs. Cette alliance entre nature et performance est aujourd’hui un levier incontournable pour les entreprises souhaitant affirmer leur engagement environnemental et renforcer leur attractivité.
Sciences Participatives

Rencontre avec un participant de Lépinoc : Contribuer au suivi des papillons de nuit depuis son jardin

Souvent oubliés dans l’ombre des pollinisateurs diurnes, les Lépidoptères nocturnes jouent un rôle essentiel dans la pollinisation. Pourtant, leur groupe d’espèces encore sous-étudié et les tendances des populations face aux pressions anthropiques demeurent mal connues.  Lépinoc : La mobilisation citoyenne pour le suivi scientifique Afin de répondre à ce besoin de connaissances, Noé porte depuis 5 ans Lépinoc, un programme de sciences participatives innovant pour le suivi des papillons de nuit. Grâce à un dispositif automatisé, Lépinoc permet à des participants non experts de contribuer à leur connaissance et de découvrir la diversité d'espèces présentes sur leurs espaces naturels. Le programme compte sur la mobilisation d’un réseau d’acteurs diversifié composé de gestionnaires d’espaces naturels, d’entreprises, de collectivités, d’agriculteurs ainsi que de particuliers engagés pour le vivant. Ce sont ces personnes qui donnent tout son sens aux sciences participatives, soulignant que chacun peut contribuer à son échelle à la connaissance scientifique et que chaque donnée compte. Nous vous proposons aujourd’hui de rencontrer Yannick Lang, un de nos participants pour qui la participation à Lépinoc s’inscrit dans une passion personnelle pour le vivant. Verger où sont réalisées les sessions Lépinoc - Yannick Lang De l'observation à l'action Yannick Lang est un ancien enseignant et acteur socio-culturel habitant dans un village de la Meuse. Bien que n’ayant pas de passé scientifique ou d’activité professionnelle dans le domaine, il a toujours eu un lien fort avec la nature doublé d'un souci de transmission : « La nature est au centre de ma vie, et depuis longtemps, elle est un émerveillement constant, ce qui pour moi, constitue une clé pour agir. Plus on s'émerveille, plus on cherche à comprendre. Et dès l'instant où on commence à comprendre comment la nature fonctionne, on est poussé à agir. » Pour lui, la nature constitue une véritable passion, mais également une préoccupation majeure. Face aux défis qu’elle rencontre aujourd’hui, il s'interroge : Comment mieux la protéger ? Et comment informer les autres pour mieux comprendre la nature et sensibiliser à l’importance de la protéger ? D'où vient l'intérêt pour lépinoc ? Pour Yannick, le choix de participer à Lépinoc s’est fait naturellement : « C'est une suite de ce que je pratique depuis longtemps ». Depuis trente ans, il observe la biodiversité de chez lui : les oiseaux, les insectes, les papillons de jour... Très vite, cette pratique de l’observation se transforme en engagement pour les sciences participatives. Il participe alors à divers programmes, où il apprend à observer avec rigueur la biodiversité de son jardin pour l’intérêt de la science.  L’intérêt pour les suivis de Lépidoptères nocturnes vient en 2014 lorsqu’il participe au programme Insectes et ciel étoilé, un ancien protocole de suivi des insectes nocturnes, développé par Noé, le MNHN et l’Association Française d’Astronomie. Yannick continue de réaliser le protocole dans son jardin depuis 10 ans, ce qui lui a permis d’observer jusqu’à 300 espèces Lépidoptères nocturnes différentes. Tout cela avant même de connaître le programme Lépinoc : « Quand j'ai eu connaissance du programme Lépinoc, participer constituait la continuité logique de mes observations de papillons de nuit. Sachant qu'avec Lépinoc, je ne rentrais plus seulement dans un intérêt personnel, ça me permettait de me raccrocher à un un dispositif scientifique et d’atteindre plus de rigueur grâce à un protocole standardisé. » Sa participation au programme Yannick Lang participe au protocole Lépinoc depuis la saison 2025. Il réalise ses sessions chez lui, au sein d’un verger de 25 ares géré de façon à favoriser le vivant. « J'essaye de construire un espace en laissant le plus possible la nature s'exprimer. » Le fauchage y est réduit au minimum, créant des surfaces herbeuses hétérogènes. Son jardin-verger se compose d’espaces divers, notamment une zone appelée “le petit bois”, où la nature est en évolution libre, créant un refuge pour de nombreuses espèces, dont des hérissons. Ce verger s’inscrit dans un environnement riche, situé dans un ensemble d’autres vergers, d’espaces herbeux, de jardins, et à proximité d’une rivière. Ce contexte écologique fait de ce verger un site intéressant pour le suivi des espèces et notamment des Lépidoptères nocturnes. Dispositif Lépinoc en place - Yannick Lang pourquoi suivre les papillons de nuit ?  Pour Yannick, participer à Lépinoc s’explique par un intérêt personnel, mais également une volonté de sensibiliser les autres à la biodiversité et ses enjeux :  « J'ai une curiosité envers tout ce qui ne se voit pas, mais qui a son importance dans l'équilibre du vivant. Ce qui m’intéresse dans le suivi des papillons de nuit, c’est de mieux les connaître pour mon compte personnel, mais aussi et surtout pour les faire découvrir aux autres. Il est très important pour moi de ne pas garder ces résultats pour moi, mais de les utiliser pour sensibiliser les autres.  Par exemple, quand je vois tous les problèmes qui sont dus à la pollution lumineuse, il faut comprendre pourquoi il est important d’éteindre. Il faut faire comprendre l'incidence des lumières sur le milieu naturel et sur des espèces telles que les papillons de nuit. Mais pour ça, il faut les connaître. »  Retour d’expérience suite à une première année de participation Photographie prise par le dispositif Lépinoc de Yannick Lang lors d'une session au mois d'août 2025 - Lépinoc / Noé Malgré quelques difficultés techniques au démarrage, Yannick décrit sa première année de participation à Lépinoc comme très intéressante, car elle lui a notamment permis de comparer les résultats obtenus avec Lépinoc avec ses propres observations. De plus, sa participation au programme ainsi que les résultats obtenus, sont des éléments qu'il mobilise lorsqu’il échange avec les autres au sujet des papillons de nuit, facilitant ainsi la communication sur ce sujet.  Pour Yannick, le principal point fort de Lépinoc réside dans la rigueur du protocole et la clarté de ses objectifs scientifiques : « On a vraiment le sentiment de rentrer dans une démarche scientifique et on sent véritablement que c'est un programme scientifique qui va servir. » Selon lui, le programme est accessible à toute personne motivée et intéressée par le programme, mais particulièrement aux personnes initiées aux sciences participatives et donc habituées à observer la biodiversité. Agir pour la biodiversité nocturne depuis son jardin L’exemple de Yannick illustre comment, à travers les sciences participatives, on peut contribuer à mieux connaître certaines espèces pour mieux les protéger. Protéger la biodiversité nocturne passe aussi par la création d’espaces favorables à son accueil, à commencer par son propre jardin. La Charte des « Jardins de Noé », résume ce principe en 10 gestes simples pour transformer son jardin en un refuge pour la biodiversité dont un portant sur la réduction des émissions lumineuses.   Découvrir lepinoc Un article de Clara Palacios Iste
A savoir !Ambassadeurs·rices

A la rencontre de nos Ambassadeurs·rices

Il y a quelques semaines nous avons rencontré Caroline, propriétaire du jardin les Zoziaux dans l'Oise. Engagée dans le réseau des Ambassadeurs·rices des Jardins de Noé depuis son lancement, elle a accepté de nous ouvrir son portail pour nous parler de son parcours de jardinière, de son rapport à la biodiversité et de ce qu'elle imagine de la sensibilisation à la biodiversité. Interviews et retours d'expérience, vous pourrez retrouver tous ces articles dès maintenant dans la rubrique Conseils de jardinage du site. Le premier article est déjà en ligne, pour le lire cliquez ci-dessous. Les zoziaux - un jardin partagé entre ses propriétaires et la nature sauvage Les ambassadeurs·rices parlent de leur réseau : Caroline du jardin les Zoziaux 2 autres articles sont à venir, les liens vers ces derniers seront également mis à disposition ici.

Notre agenda

1
sep

Fête des hérissons ! 🦔

🦔 Du 1er septembre au 4 octobre, la Fête des Hérissons met à l’honneur la…
2
oct

Fête de la Science 🔬

🧪 Du 2 au 12 octobre 2026, la Fête de la Science ouvre ses portes…
10
oct

Jour de la Nuit

🦉 La Nuit ça se fête ! Le samedi 10 octobre 2026 aura lieu le…