Jardins de Noé

Le réseau incontournable des jardiniers

Le programme “Jardins de Noé” est fait pour tous les jardiniers et gestionnaires de jardins : que vous soyez un jardinier amateur ou professionnel, un paysagiste, un gestionnaire de foncier urbain, d’un parc public ou d’un jardin historique, vous êtes au bon endroit. 

Chiffre clé

1 million

d’hectares de jardins et espaces verts en métropole

c’est l’équivalent du département de la Gironde !

Charte des

Jardins

10 gestes simples pour accueillir la biodiversité dans mon jardin, sur ma terrasse ou mon balcon.

A savoir !

Valorisons la biodiversité nocturne !

"Nuits de Noé", le programme cousin de "Jardins de Noé" se lance en 2026 dans un nouveau projet : "Valorisons la biodiversité nocturne". L'objectif de ce nouveau projet ? Accompagner les collectivités pour mettre en place des stratégie de lutte contre la pollution lumineuse qui durent dans le temps. En partenariat avec les EcoMaires, Noé sensibilisera et mobilisera les habitants des villes accompagnées par le projet pour montrer les richesses de la nuit et de ses habitants. Trame noire, grand murin volant devant le village de Sisteron - Biosphoto Un projet pour éclairer l'avenir de la biodiversité nocturne en ville Les collectivités locales vont bénéficier d’un accompagnement sur mesure pour définir et déployer des stratégies efficaces contre la pollution lumineuse, au service de la biodiversité nocturne. Objectif : leur fournir des outils et des méthodes clés pour accélérer la mise en œuvre de ces politiques, tout en renforçant leur ancrage local et l’adhésion des habitants. Ces derniers sont placés au cœur de la démarche. Sensibilisés et formés, ils deviennent à leur tour des ambassadeurs de la protection de la biodiversité nocturne, capables de mobiliser l’ensemble du territoire. Une approche participative qui permet également de mieux cerner les craintes liées à l’obscurité, souvent source d’insécurité perçue. Grâce à ces retours, les collectivités peuvent affiner leurs stratégies et faciliter l’adoption de pratiques vertueuses, comme l’extinction partielle ou totale de l’éclairage public. Une initiative qui allie écologie et cohésion sociale, pour des nuits plus sombres… et plus riches en vie ! Quelles sont les prochaines étapes du projet ? Février 2026 marque le coup d’envoi officiel du projet « Valorisons la biodiversité nocturne », avec un webinaire de lancement destiné aux équipes des deux collectivités partenaires sélectionnées en janvier. L’objectif ? Poser les bases d’une collaboration ambitieuse pour réduire la pollution lumineuse et valoriser la biodiversité nocturne. Printemps 2026 : Diagnostic et mobilisation citoyenne Dès le printemps, les équipes municipales seront plongées dans l’action : Ateliers et réunions pour cerner leurs besoins et co-construire des plans d’action sur mesure (cartographie des leviers, recherche de financements, identification de labels, etc.). Baromètre de la nuit : Une grande enquête auprès des habitants pour explorer leur relation à l’obscurité (perceptions, usages, connaissances de la biodiversité nocturne, acceptabilité des changements d’éclairage). Les résultats, à la fois qualitatifs et quantitatifs, guideront les politiques locales et les actions de sensibilisation. Nouvel appel à candidatures : Si les financements le permettent, trois nouvelles collectivités pourront rejoindre l’aventure ! Été-automne 2026 : Financements et marchés publics Les collectivités seront accompagnées dans la recherche de financements et la rédaction de marchés publics, une étape clé pour concrétiser leurs projets. Dès l’automne, les premiers plans d’action seront mis en œuvre, avec un suivi assuré jusqu’à fin 2027. Hiver 2027 : Collaboration avec les associations locales Un atelier participatif réunira les associations locales pour identifier et valoriser les initiatives existantes, accélérant ainsi leur impact sur le terrain. Printemps 2027 : Sensibilisation et sciences participatives Le projet prendra une nouvelle dimension avec : Une campagne de sensibilisation dédiée à la biodiversité nocturne, combinant supports pédagogiques, événements grand public et outils numériques pour expliquer les choix d’éclairage (extinctions, modulations, rénovations). Formation aux protocoles de sciences participatives : Le protocole Lépinoc, dédié au suivi des papillons de nuit, sera déployé dans les collectivités partenaires. Les résultats serviront à sensibiliser les habitants et à mesurer l’impact du projet. Été 2027 : Les habitants deviennent acteurs Un atelier collaboratif permettra aux habitants de définir les missions de sensibilisation qu’ils souhaitent porter, renforçant ainsi leur engagement. Automne 2027 : Ces missions seront officiellement lancées, marquant une étape clé dans l’appropriation citoyenne du projet. Hiver 2028 : Un guide pour inspirer d’autres territoires Pour clore ce cycle, un guide technique sera publié, offrant à toutes les collectivités des clés pour mettre en œuvre des stratégies d’éclairage favorables à la biodiversité nocturne et mobiliser les citoyens. Le programme « Nuits de Noé » s’apprête à écrire une nouvelle page de l’engagement écologique, en transformant nos nuits en espaces de vie préservés pour la biodiversité. Chaque étape, chaque atelier, chaque campagne sera l’occasion de faire briller les initiatives locales et de mobiliser toujours plus de citoyens. Nous vous donnerons régulièrement des nouvelles des avancées, des défis relevés et des succès partagés, pour que vous soyez aux premières loges de cette aventure collective. Suivez-nous pour ne rien manquer des prochaines étapes, des témoignages inspirants et des résultats concrets ! Ensemble, faisons de la nuit un territoire de lumière… pour la biodiversité.
A savoir !

Chenilles processionnaires : la sortie de l’hiver, propice à l’installation de pièges

Chaque année, avec le retour des beaux jours, les chenilles processionnaires réapparaissent dans de nombreux jardins, parcs et espaces boisés. Leur présence suscite souvent inquiétude et réactions rapides. Pourtant, mieux connaître leur mode de vie et les risques réels qu’elles posent permet d’adopter des réponses plus justes et proportionnées. Pourquoi ces chenilles posent problème ? Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont reconnaissables à leurs déplacements en file indienne. Le principal danger ne vient pas de la chenille elle-même, mais de ses poils urticants, très fins et facilement dispersés par le vent.Ils peuvent provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires chez l’humain, et parfois des atteintes graves chez les animaux domestiques, notamment les chiens.Le risque est donc réel, mais localisé : il dépend des périodes, des lieux et des usages (promenade, jardinage, jeux d’enfants). Chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) - Lamiot / Wikimedia Commons Un phénomène en expansion… pas sans explication L’extension géographique des chenilles processionnaires est souvent présentée comme une invasion incontrôlable. Elle s’explique pourtant par plusieurs facteurs bien identifiés : le réchauffement climatique, qui favorise leur survie hivernale ; la simplification des paysages, notamment les plantations monospécifiques de pins ou de chênes ; la raréfaction de certains prédateurs naturels. Leur progression apparaît ainsi comme le symptôme d’un déséquilibre écologique plus large. Comment agir face aux chenilles processionnaires ? Il n’existe pas de solution unique. L’efficacité des actions dépend fortement du moment choisi, en lien avec le cycle de vie des chenilles processionnaires. Une gestion pertinente repose donc sur des interventions ciblées dans le temps. Installer des pièges sur les troncs : au moment de la descente des chenilles Les éco-pièges sont particulièrement efficaces en fin d’hiver et au début du printemps, lorsque les chenilles quittent les arbres pour s’enfouir dans le sol. Placés autour du tronc, ils permettent d’intercepter une partie des individus et de limiter la formation de futures chrysalides. Utiliser des pièges à phéromones : en période de vol des papillons Ces pièges s’installent en été, lors de l’émergence des papillons adultes. Ils servent avant tout à suivre la présence de l’espèce et l’intensité des populations, afin d’anticiper les risques pour l’année suivante, plutôt qu’à réduire massivement les effectifs. Enlever les nids : en hiver ou tout début de saison L’enlèvement mécanique des nids est le plus pertinent en hiver, lorsque les chenilles sont regroupées et encore peu mobiles. Cette opération doit être réalisée avec un équipement de protection adapté ou confiée à des professionnels, afin d’éviter toute exposition aux poils urticants. Favoriser les auxiliaires naturels : toute l’année Certains prédateurs naturels contribuent à réguler les populations de chenilles. Les mésanges (charbonnière, bleue…) consomment des chenilles à différents stades, tandis que les chauves-souris se nourrissent des papillons adultes et peuvent limiter les pontes futures. Cette régulation naturelle est toutefois partielle et insuffisante seule, notamment dans les paysages simplifiés ou urbains. Son efficacité dépend de la présence d’habitats favorables (arbres variés, haies, cavités) et de l’absence de traitements chimiques. Favoriser les auxiliaires par la diversité végétale ou l’installation de nichoirs s’inscrit donc dans une stratégie intégrée, complémentaire aux autres actions. Piège à chenilles processionnaires sur un pin, Lyon - Romainbehar / Wikimedia Commons Signaler la présence des chenilles : un geste utile à l’échelle collective Au-delà des actions individuelles, le signalement des chenilles processionnaires joue un rôle essentiel dans la prévention et la gestion du risque. Le programme AGIIR, développé par l’INRA via l’application Ephytia, permet à chacun de déclarer la présence de chenilles ou de nids géoréférencés. Grâce à cet outil, les observations contribuent à suivre l’extension de l’espèce, à informer le public et à aider les collectivités à adapter leurs actions de manière coordonnée.Signaler les chenilles via AGIIR, c’est donc participer à une gestion raisonnée et collective, au service de la santé et des écosystèmes. Pour aller plus loin : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/article/les-chenilles-processionnaires-des-especes-urticantes https://chenille-risque.info/comment-lutter-contre-les-chenilles-processionnaires https://www.anses.fr/fr/content/lutte-contre-les-chenilles-processionnaires-du-pin-et-du-chene-en-zone-urbanisee https://ephytia.inra.fr/fr/C/20087/Agiir-Processionnaire-du-pin https://ephytia.inra.fr/fr/C/23688/Agiir-Processionnaire-du-chene  Un article de Pierre Nahmiaz
Evenements

La journée mondiale des zones humides 2026

Le 2 février, c’est la Journée mondiale des zones humides (JMZH). C'est un rendez-vous annuel incontournable pour sensibiliser le public à l'importance cruciale des marais, tourbières, lagunes et autres mangroves. Partout en France, du 1er au 28 février 2026, des centaines d'animations vous attendent. La JMZH célèbre l’anniversaire de la signature de la convention de Ramsar : ce traité international, adopté le 2 février 1971, œuvre pour la conservation et le développement durable de ces milieux. Cette convention vise à enrayer leur dégradation en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.  Vous pouvez participer à des sorties nature guidées, des chantiers de restauration, des conférences, des expositions photographiques… Ces événements sont l'occasion de découvrir des écosystèmes souvent méconnus et pourtant clés pour l’équilibre du vivant et le cycle de l’eau. En 2025, plus de 800 animations avaient été recensées sur tout le territoire ! Retrouvez le programme complet près de chez vous ici : Ici Réserve du Grand Voyeux | P. Lavoisy La Journée mondiale des zones humides, c’est l’occasion de : Comprendre le rôle majeur de ces milieux dans l’équilibre du vivant et la prévention des inondations et des sécheresses. Observer une biodiversité exceptionnelle (oiseaux migrateurs, amphibiens, plantes rares). Sensibiliser à la protection de ces zones qui stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde réunies. Le saviez-vous ? En France, les zones humides ne couvrent que 3 % du territoire, mais elles abritent environ 30 % des espèces végétales remarquables et menacées. Si vous êtes une collectivité, une association de protection de la nature ou un gestionnaire d'espaces naturels, vous pouvez encore inscrire votre animation sur le portail national.

Notre agenda

18
fév

Webinaire - Entreprises & Biodiversité, Etat des lieux en France et évaluation mondiale de l'IPBES

Le mercredi 18 février de 14H à 15H30, l’OFB et ses partenaires, WWF et OREE,…
24
fév

Webinaire - L'acoustique passive au service de la biodiversité

Le 24 février de 13h à 14h, BioPhonia propose un webinaire gratuit sur l’utilisation de…
26
fév

Webinaire - Qu'avons-nous fait de la nuit ?

La Société Nationale de Protection de la Nature propose le 26 février un webinaire gratuit…