S'informer : Les Conseils de Noé

Ces fiches conseils expliquent l’intérêt des 10 gestes de la Charte des Jardins de Noé et comment les mettre en pratique.

Quelle est la manière la plus écologique de faire bouillir l’eau ?

Les plus attentif.ve.s auront remarqué dans un précédent article que les cuissons représentent environ 8% de notre consommation d’énergie électrique. Alors pour réduire cette consommation, Noé vous propose un focus sur la meilleure manière de faire bouillir votre eau !

Au quotidien, l’eau bouillante est utilisée pour de nombreux usages : faire cuire des pâtes (ou d’autres aliments), se faire du thé ou du café, fabriquer ses produits d’entretien soi-même et même pour celles et ceux qui désherbent à l’eau bouillante…

Cela peut donc sembler anodin mais il existe plusieurs manières de faire bouillir l’eau et chacune présente un impact différent : la bouilloire, la casserole ou le micro-ondes. Lequel est le plus écologique ?

 

Une question d’efficacité énergétique…

Petit point de physique sur l’énergie : un certain volume d’eau a besoin d’une certaine quantité d’énergie pour entrer en ébullition. Cette quantité d’énergie est la même pour tous les appareils. Là où la différence intervient, c’est sur la source primaire (gaz ou électricité) de cette énergie et sur l’efficacité énergétique de l’appareil, c’est à dire sa capacité à ne pas gaspiller d’énergie à autre chose que ce qu’on lui demande : chauffer l’eau.

Pour visualiser cette notion d’efficacité, vous avez sûrement déjà constaté qu’en chauffant l’eau dans une casserole sur une plaque, une partie de la chaleur est perdue dans l’air ambiant mais également pour chauffer la casserole elle-même avant de pouvoir chauffer l’eau qu’elle contient. Ces dépenses d’énergie diminuent donc l’efficacité.

Des tests ont été menés par TreeHugger permettent de classer nos trois options selon leur efficacité énergétique : la bouilloire est la grande gagnante avec 81%, suivie par le four à micro-ondes à 47% et enfin une casserole sur une plaque avec 30,5% (ce qui paraît logique au regard des pertes évoquées précédemment).

L’étude citée précédemment prend uniquement en compte une tasse de thé par jour, l’économie annuelle en passant de la casserole à la bouilloire s’élève alors à 25 kWh. Ajoutez à cela, les autres tasses supplémentaires, l’eau des pâtes, etc. et cette économie peut vite gonfler !

 

… mais aussi de bonnes pratiques !

Cependant, ces données sont strictement théoriques car elles supposent que vous utilisiez la même quantité d’eau pour chaque appareil.

En réalité, la bouilloire est souvent victime d’un effet de remplissage « à l’aveuglette » qui entraine un surplus d’eau chauffée par rapport à la quantité nécessaire. Au contraire, il est probable que vous placiez directement votre tasse dans le four à micro-ondes et que vous ne chauffiez donc que la stricte quantité nécessaire.

Au final, la meilleure option reste donc d’associer la bouilloire à un dosage précis de la quantité d’eau nécessaire. Par exemple, plutôt que de remplir la bouilloire « à peu près » pour faire votre thé, remplissez votre tasse (ou votre théière) de la quantité d’eau voulue et versez ensuite cette eau dans la bouilloire.

Une manière facile de prendre conscience de l’impact des petits gestes du quotidien et d’améliorer son impact !

Retrouvez les gestes de la charte « Maisons de Noé » pour s’engager en faveur de la biodiversité dans son quotidien !

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Donnez votre avis

  1. Photo du profil de Bernard BBernard

    La comparaison de l’efficacité énergétique entre une bouilloire électrique, une plaque électrique ancien modèle et un four micro-ondes n’est pas pertinente car il conviendrait d’y ajouter une cuisinière à gaz (voir 2 : gaz de ville et butane) ainsi qu’une plaque à induction. Je vous invite à vous référer aux guides de l’ADEME qui classe en 1ere position le gaz (mais sans préciser quel type de gaz, je pense qu’il doit s’agir du gaz de ville dont le bilan – en énergie primaire – est bien meilleur que le butane) puis la plaque à induction.
    Le conseil visant à limiter la quantité d’eau à chauffer au strict minimum est en effet un gage d’efficacité énergétique

    1. Photo du profil de Rémi HRémi Auteur de l’article

      Bonjour Bernard et merci de votre réaction !
      Pour cet article, le choix a été de ne considérer que les équipements électriques afin de rester simple et de faire suite à l’article sur les consommations d’électricité. Vous avez raison de préciser qu’il faudrait prendre en compte également l’induction et le gaz pour une analyse complète. La plaque a induction est probablement la meilleure solution en effet, cependant je suis surpris que le gaz soit placé en première position. Cela doit sûrement être lié au facteur (2,58 vs 1) de conversion Énergie Primaire – Énergie Finale. L’inconvénient de ce facteur c’est qu’il ne prend pas en compte les émissions de gaz à effet de serre, bien supérieures pour le gaz. N’hésitez pas à partager le lien du ou des guides que vous évoquez en commentaire ! 🙂