Le perce-oreille passe pour une espèce nuisible, mais à moins de vraiment pulluler, cette mauvaise réputation est exagérée d'autant qu’il sait se rendre utile. Découvrez les services qu’il rend et apprenez à les accueillir naturellement dans votre jardin.
Place écologique : Prédateur, consommateur primaire, décomposeur
Pourquoi s’intéresser aux perce-oreilles?
Le perce-oreille est souvent accusé à tort d'être un ravageur nuisible. En effet, souvent abondant parce que ses proies le sont, il semble infester une plante ou un secteur de jardin. Bien que peu populaire, il est en fait un précieux allié du jardinier car il se nourrit de petits insectes ravageurs tels que les pucerons. Il nettoie également le sol en consommant les débris végétaux et constitue une proie pour les oiseaux. Le perce-oreille participe donc au maintien de l’équilibre dans votre jardin.
Enfin, n’ayez crainte des pinces du perce-oreille, cet insecte est parfaitement inoffensif !
Qui sont-ils ?
Les perce-oreilles ou forficules (Forficula auricularia), considérés comme des insectes primitifs, font preuve d'un instinct maternel extrêmement développé. La femelle perce-oreille pond 50 à 70 œufs en automne sous les écorces ou dans le sol. Elle surveille ses oeufs, les nettoie pour les débarrasser des moisissures, les retourne, les regroupe et peut même les déplacer pour leur éviter des variations de température et d’humidité ! Ce comportement maternel est unique chez les insectes. Les jeunes sortent à la fin de l’hiver et ont une durée de vie d’environ un an.
L’Anecdote :
Concernant l'origine de cette curieuse appellation de perce-oreilles, il est souvent avancé une analogie de forme entre les pinces postérieures et l’outil utilisé par les bijoutiers pour percer les oreilles !
La particularité des perce-oreilles est leurs pinces postérieures. Celles-ci sont dures, mobiles et les aident à replier leurs ailes après le vol. Chez le mâle, elles peuvent atteindre 4 mm.
Les perce-oreilles vivent dans des endroits sombres et humides (sous les pierres, les écorces, les feuilles mortes). Ils attendent la nuit pour aller chercher leur nourriture qui se compose de fruits, légumes, feuilles et autres végétaux, et apprécient volontiers un extra carné comme les pucerons !
Le Chiffre clé : 3 cm
C’est la taille de la plus grande espèce de perce-oreille en France, le Labiduria Riparia, communément appelé « forficule des rivages ».
Comment accueillir ou cohabiter avec les perce-oreilles ?
- Installez des pots de fleurs remplis de paille et retournés sur un bâton à 4-5 cm au-dessus du sol, ou dans un arbre fruitier pour qu’ils s’y réfugient tout au long de l’année. Téléchargez ici le plan de construction de l’abri.
- Utilisez ces mêmes abris pour les capturer et les déplacer à un autre endroit moins gênant.
- Ajoutez du compost dans le jardin pour abriter de petits organismes dont se nourrissent les forficules. Vous évitez ainsi que ces derniers ne s’en prennent à vos plants.
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- Les perce-oreilles, Eric Gilberh, L’iroli, 2006
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