Faire un compost est loin d’être une chose difficile. Il suffit de gérer autrement ses déchets ! Il n’y a aucune raison d’attendre pour le mettre en place dans le jardin !
Les différents types de compost
Il existe plusieurs manières de faire son compost. Certaines sont plus rapides, d’autres demandent moins d’entretien… À vous de choisir la méthode qui vous convient le mieux.
- Le tas à compost : c’est la solution la plus facile à mettre en œuvre, mais l’aspect « inesthétique » du tas le réserve aux jardins suffisamment grands. Dans un coin de jardin un peu à l’écart, tous les déchets compostables sont simplement entassés. Le compostage en tas peut souffrir des intempéries : il est donc utile de le couvrir d’une bâche quand le temps s’est mis à la pluie, ou de l’arroser légèrement s’il fait trop sec.
- Le bac à compost : un simple cadre en bois, couvert pour éviter les infiltrations de pluie, peut suffire pour produire son compost.
- Le composteur : c’est la solution recommandée dans les petits jardins. Plusieurs modèles sont en vente dans toutes les jardineries. Le compost se fait plus rapidement, et la chaleur qui se dégage dans son compartiment hermétique permet de se débarrasser des maladies éventuelles. Mais il faut surveiller de plus près le phénomène, car les risques d’assèchement ou de surplus d’humidité peuvent bloquer le processus, et il faut aussi remuer plus souvent.
Le matériel nécessaire :
- Une fourche à fumier pour retourner et aérer le compost régulièrement
- Une bâche si vous optez pour du compostage en tas
- Des planches de bois si vous voulez faire vous-même votre bac à compost.
- De quoi transporter les matériaux à composter puis le compost mûr (sceau, brouette…)
- Un broyeur pour fragmenter les matériaux trop épais
- Un arrosoir pour arroser le compost
Un ou plusieurs composts ?
- Composteur : mieux vaut en avoir deux : le compostage est rapide, mais il ne faut plus rien rajouter pendant la phase de transformation. On peut donc déposer ses déchets dans le second composteur pendant ce temps.
- Tas de compost : un seul est nécessaire, car il est possible de rajouter sans cesse de nouveau déchets (compostage progressif). Le délai pour obtenir le compost est plus long, et le produit généralement moins homogène.
- Une autre technique est celle dite « des trois bacs », qui demande bien sûr un peu plus de place. Le premier bac accueille tous les déchets du moment. Au bout de deux à quatre mois, ce bac est vidé dans le second, ce qui permet de bien brasser le tout. Puis au bout du même laps de temps, quand la décomposition est quasiment terminée ce second bac est vidé dans le troisième, qui permet d’avoir toujours disponible du compost mûr. Toujours un endroit pour mettre les déchets, toujours un endroit pour prendre du compost… c’est la méthode préférée de nombreux jardiniers et maraîchers biologiques.
Les règles du compostage
- Le compost doit toujours être laissé à même le sol : cela permet aux micro-organismes de le coloniser pour assurer la décomposition, puis aux vers de terre d’intervenir pour les déchets plus coriaces…
- Broyer les matériaux ligneux trop épais : branchages, bois…
- Vérifier l’humidité. Si le compost est couvert, assurez-vous qu’il n’est pas trop sec et arrosez-le si c’est le cas. Si le compost n’est pas couvert, il peut se gorger d’eau après de grandes pluies : les phénomènes de décomposition seront alors stoppés par manque d’oxygène. Il faut dans ce cas étaler le compost pour qu’il sèche plus vite… ou prendre son mal en patience !
- Aérer régulièrement. Soulever les couches avec une fourche et bien brasser permet d’accélérer le processus de décomposition (en apportant de l’oxygène), et d’obtenir un compost plus homogène.
L’astuce :
Ajouter de l’ortie broyée active la décomposition du compost !
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Compost et paillage au jardin, recycler, fertiliser, Denis Pépin, Terre Vivante, 2008
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