Fiche n° 53 Dernière actualisation : 03-06-2009 | Note

Les plantes sauvages du jardin

Les plantes sauvages de la prairie
La carotte sauvage
Elle rend aussi aimable que celle du potager !

Rechercher une fiche

La carotte sauvage, comme son nom l’indique, est la version sauvage de nos carottes potagères. Elle tient une place importante pour la faune sauvage au jardin. Et si vous deveniez "fanes"… de carottes sauvages ?!

Place écologique : Plante Hôte et Nectarifère

Pourquoi s’intéresser à la carotte sauvage ?

La carotte sauvage attire dans le jardin une multitude d’insectes qui aspirent le nectar ou récoltent le pollen de ses petites fleurs blanches : Il s’agit des guêpes et abeilles solitaires, des syrphes, des parasitoïdes comme les ichneumons, ou de bien d’autres insectes floricoles comme les leptures ou les œdémères ! D’autres téléphores (petits coléoptères orangés) en font quant à eux un terrain de chasse privilégié et de petites araignées s’y abritent lorsque les fleurs se referment en hiver. La carotte sauvage est aussi la plante hôte de la chenille du grand Machaon. Enfin, des oiseaux comme les verdiers apprécient particulièrement ses graines.

 

Le chiffre clé : 1 !

 Une personne observant une prairie remplie de trèfle a une chance sur 10 000 de trouver un trèfle à quatre feuilles. Armez-vous donc de patience si vous décidez de chercher votre « porte-bonheur » !

En plus de favoriser de nombreux animaux, la carotte sauvage est décorative : elle donne un petit air de prairie champêtre au jardin et n’est pas envahissante ! Elle est aussi comestible, même si sa racine est moins appétissante que celle de la carotte potagère : elle est riche en carotène et est donc une source de vitamine A essentielle à la vision. Incluse dans notre alimentation, elle est également diurétique et a une action vermifuge. Les graines de la carotte sauvage sont très appréciées. Elles ont en effet une odeur de poire et aromatisent parfaitement des desserts ou des confitures. Enfin, l’huile essentielle de carotte sauvage permet de traiter des troubles digestifs. Alors ? Toujours pas « fanes » de carotte sauvage ?

Qui est-elle ?

La carotte sauvage (Daucus carota) est annuelle ou bisannuelle et peut atteindre 80 cm de haut, soit la hauteur d’un grand chien ! De juin à septembre, elle se repère facilement grâce à son ombelle* de petites fleurs blanches qui se referme et ressemble à un nid d’oiseau ou un petit panier lorsque les fruits sont mûrs à l’automne. Les cerfeuils ou les ciguës ressemblent beaucoup à la carotte sauvage mais sont par contre toxiques. Une petite fleur rouge sombre au centre de l’ombelle, une tige velue et une odeur agréable sont trois arguments qui permettent de s’assurer que l’on a bien à faire à une carotte sauvage ! En hiver, celle-ci persiste grâce à sa racine blanche souterraine en forme de pivot. Celle-ci est « coiffée » d’une rosette de feuilles très découpées : les fanes.

L’astuce :

La carotte sauvage utilise les animaux pour se disperser. Ses fruits épineux s’accrochent au pelage et sont ainsi transportés parfois très loin !

Comment favoriser la carotte sauvage dans votre jardin ?

  • Si vous en avez dans votre jardin, ne l’arrachez pas et profitez durablement de ses nombreux avantages ! Pour cela, ne prélevez pas toutes les graines lorsque vous en récoltez pour agrémenter votre cuisine. Cela permet d’assurer la reproduction pour les années futures. Si vous consommez les racines, assurez-vous de laisser des plants sur-place : ainsi, il restera à manger pour la biodiversité.
  • Si vous n’avez pas de carotte sauvage dans votre jardin, vous pouvez récolter des graines à l’automne dans les champs, les prairies, les friches, les talus, sur les bords de chemin… Semez-les de préférence après récolte à l’automne. La carotte sauvage n’est pas très contraignante : elle affectionne les sols calcaires, la présence de cailloux et les coins de jardin ensoleillés. Elle est idéale dans une prairie naturelle fleurie !

Pratique

Imprimez cette fiche

Télécharger cette fiche

Envoyez à un ami

Discutez en sur le forum


Notez cette fiche

Choisissez votre note :
[38 votants]

Commentaires

De : Votre Nom Elisabeth PELLE
Publié le : 12 mai 2009 12:36:17
J'ai des carottes sauvages dans mon jardin, mais j'avais tendance à les arracher, faute d'en connaitre les qualités. Comme vous dites qu'elle n'est pas trop envahissante et qu'elle abrite le machaon, je vais en laisser pousser.

En savoir plus

  • Le jardin naturel, Vincent Albouy, Delachaux et Niestlé, 2005
  • Coccinelles primevères mésanges, Denis Pépin, Georges Chauvin, Terre vivante, 2008
  • Cliquez ici pour découvrir la carotte sauvage avec Tela botanica
Toutes nos thématiques

Les animaux sauvages du jardin

Parcourir

Les plantes sauvages du jardin

Parcourir

Les milieux et habitats du jardin

Parcourir

Mes 10 engagements pour le jardin

Parcourir

Les Observatoires de la biodiversité

Parcourir

Le coin des enfants

Parcourir

Dernière fiche publiée

Fiche n°111

Note

Les animaux sauvages du jardin

La fouine

Quelques crottes contenant poils, plumes et pépins de baies laissés au pied d’un arbre sont bien souvent les seules marques de sa présence. Pourtant elle est là, parmi nos habitations, nos greniers et nos jardins. Elle est même passée maître dans l’art de fouiner (c’est le cas de le dire) jusque dans nos centres villes à la recherche de nourriture. La Fouine, car c’est bien elle, est curieuse de tout. C’est là son plus vilain défaut, mais c’est aussi ce qui la rend d’autant plus attachante …

Lire la suite

Fiche la plus consultée

Fiche n°8

Note

Mes 10 engagements pour le jardin

Mettre en place une friche

La friche permet de redécouvrir la beauté des plantes sauvages qui n’ont habituellement pas le temps de fleurir dans nos jardins. Obtenir un coin de friche est, par définition, très simple : il suffit de s’abstenir de toute intervention ! Découvrez les deux types de friche envisageables au jardin…

Lire la suite