Réduire sa consommation d’eau ce n’est pas se priver. C’est simplement réapprendre à utiliser l’eau correctement de manière à éviter les gaspillages trop fréquents.
Récupérer les eaux de pluie
Partout en France, il est possible de bénéficier gratuitement de suffisamment d’eau pour l’arrosage du jardin. C’est excellent pour les plantes et cela permet de diminuer la consommation d’eau potable du robinet !
Le Chiffre clé : 65 !
C’est la quantité d’eau en m3 que reçoit par an une surface de toit de 100m2 à Paris. C’est 75 m3 à Brest et 80 m3 à Nice !
Arroser raisonné pour une consommation raisonnable
Quelques réflexes simples permettent de limiter la consommation d’eau lors de l’arrosage :
- Ne jamais arroser en pleine journée, préférer le matin ou le soir, afin de limiter l’évaporation. Ce geste simple divise les besoins en eau par 2 !
- Pour les plantes de massif, les arbustes et les plantes potagères qui demandent beaucoup d’eau, utiliser une bouteille renversée piquée au pied et remplie d’eau : ce système simple alimente directement les racines, de manière progressive ;
- Il est inutile d’arroser le gazon pendant les périodes sèches : une des spécificités des graminées qui le compose est de reverdir avec les premières pluies ;
- Un arrosage copieux amène les plantes à développer un système racinaire plus profond, qui leur permettra d’utiliser plus efficacement l’eau du sol et d’être plus résistantes aux périodes de sécheresse.
- Il existe toute une gamme de systèmes d’arrosage automatique, par goutte-à-goutte, par tuyau suintant, avec minuterie etc. Ces systèmes peuvent permettre de gérer au mieux son arrosage et de limiter sa consommation – et sa peine !
Enfin, avant d’arroser, consultez la météo. Cela permettra d’éviter d’arroser un jour juste avant le retour des pluies !
L’Astuce :
Mieux vaut un bon arrosage une fois par semaine que trois petits !
Pratiquer le jardinage économe en eau
Un ancien dicton des jardiniers dit qu’un binage vaut deux arrosages. En effet, le binage améliore l’aération du sol, évite la formation d’une croûte (contrairement au bêchage ou au labourage) – croûte qui empêche l’eau de pénétrer en profondeur - et détruit les capillaires par lesquels l’eau remonte et s’évapore. Pour le gazon, l’utilisation de semelles à pointes, ou une scarification régulière, permettent d’obtenir les mêmes résultats.
Le paillage des massifs permet quant à lui à la fois d’empêcher la croissance des "mauvaises herbes" et de limiter l’évaporation du sol. Plusieurs matériaux peuvent être employés : cabosses de cacao concassées, paillettes de lin, écorces de pin ou encore restes de tontes et pailles… Le même résultat peut être obtenu grâce à des plantes tapissantes, comme le trèfle ou le fraisier des bois, au pied de vos massifs. Comme leur nom l’indique, elles permettent de recouvrir le sol sans faire de l’ombre à vos cultures !
Utiliser des plantes peu consommatrices d’eau
Cela paraît tout naturel, et pourtant, on ne se pose pas toujours la question lors de l’achat d’une nouvelle variété… Qui ne s’est jamais retrouvé avec une espèce, certes élégante, mais aux spécificités écologiques particulières, demandant toujours plus de soins, sensible au moindre écart de température ou à la plus petite période de sécheresse… Il est donc utile de consulter les guides de jardinage - ou de se faire conseiller en jardinerie - sur les exigences des plantes que l’on souhaite se procurer, et de préférer celles adaptées au climat local.
Au potager, de nombreuses variétés traditionnelles, dont certaines deviennent très rares, sont parfaitement adaptées à un climat donné : Haricot nain mangetout de Roquencourt, Radis violet de Gournay, Giraumon galeux d’Eysine, Épinard Montrueux de Viroflay. Leurs performances sont peut-être moindres que celle des hybrides, mais ils causeront moins de soucis de maladies et d’arrosage, et leurs qualités gustatives en font des légumes d’exception !
Dans le domaine des plantes d’ornement, il est aussi possible de profiter des espèces locales.
L’eau dans le jardin
Une mare ou un bassin peuvent recevoir le trop plein des cuves de récupération des eaux pluviales et sont des réserves d’eau supplémentaires en cas de sécheresse. Au-delà de leur aspect paysager, ces points d’eaux abritent aussi insectes, amphibiens et oiseaux !
Pratique
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- Guide de l’eau de Gamm Vert (à trouver dans les jardineries)
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